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dimanche 26 février 2012

Une machine à laver pour tous ?


Quand Hans Rosling parle, nous écoutons et nous sommes conquis par la clarté du propos et par les illustrations qu'il nous donne à voir.

Lors d'une conférence TED du 21 mars 2011, il aborde le sujet de la machine à laver. Un bien de consommation dont la production, l'utilisation et le traitement en fin de vie posent de nombreuses questions économiques et environnementales : quel impact à le cycle de vie d'un produit ? Qui sont les utilisateurs de machines à laver, comment le marché de la machine à laver va se développer ? Quel serait le coût environnemental du développement de ce marché ?

En centrant son discours sur l'individu et sur l’amélioration de la qualité de vie permise par la machine à laver, Hans Rosling balaie les considérations environnementales. Comment ne pas souhaiter à chaque être humain d'avoir une machine à laver afin de dégager du temps pour son éducation ? Comment alors partager l'accès à ces richesses ? Comment subvenir aux besoins énergétiques des futurs utilisateurs de machine à laver sans accentuer notre consommation d'énergie fossile et sans dérégler le climat ?

La réponse : la démocratisation de l'accès à ce type de bien de consommation, passe par démocratisation de l'accès à l'énergie et la diminution du rapport entre énergie fossile et l'énergie verte consommée par foyer. Une solution qui sera portée par plusieurs gouvernements lors du sommet de la terre (RIO+20, The Future We Want - Zero draft of the outcome document, energy, paragraphe 70) organisé par l'ONU en juin 2012.

Tout ça pour dire que c'est le niveau de discours auquel j'aimerai avoir l'occasion d'assister régulièrement. Et si, lors d'une prochaine prise de parole sur cette thématique, il pouvait y avoir une ouverture sur l'économie de la fonctionnalité qui a l'avantage de répondre à la fois aux problématiques de consommation d'énergie et de ressources naturelles, je serai aux anges !

N'hésitez pas à commenter ou à partager des articles à ce sujet et, quand c'est possible, à partager vos machines !


Sources :
TED, http://www.ted.com/
Hans Rosling, http://www.gapminder.org/
ONU, http://www.uncsd2012.org/rio20/index.php?page=view&type=12&nr=324&menu=23
Economie de la fonctionnalité : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_fonctionnalit%C3%A9 

D'autres articles que j'ai pu lire à ce sujet :
un billet de Frank Plasse sur storytelling une autre communication http://storytelling.expertpublic.fr/2011/08/07/the-magic-storytelling-machine/ 



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samedi 14 mai 2011

Devenir un Email marketer "user centric"

Hormis quelques produits de consommation courante, rien n'est plus rapidement obsolète qu'une base de données de contacts. Et pourtant, il est nécessaire d'entretenir un dialogue privilégié avec les partenaires qui portent un intérêt à notre projet, les citoyens qui aiment partager nos informations relatives à la récupération des encombrants et à la réduction des déchets, d'identifier les porteurs de projet qui sont toujours engagés dans la création de Ressourcerie, etc.

La gestion manuelle des mises à jour de base de données est laborieuse ; l'utilisation de formulaires web et l'upload des feuilles de calculs dans les systèmes de gestion de listes de diffusion des prestataires de service web est relativement pénible et nécessite plusieurs manipulations avant chaque envoi.

C'est là qu'entre en jeu le chimpanzé déguisé en postier qui sert d'illustration à ce billet. Mailchimp comme de nombreux nouveaux services web répond à un besoin spécifique et développe un business model engageant qui promet d'accompagner l'éventuelle croissance de notre activité d'emailing tout en gérant notre problème de gestion de contacts.

Axé sur une tâche - l'envoi d'email à une liste de contact - MailChimp porte l'activité d'emailing au niveau fonctionnel de l'entreprise. Il permet la planification de campagnes, la définition d'objectifs, la mesure d'indicateurs, le test de format d'email sur des échantillons de la liste de diffusion et, le meilleur pour la fin : le service offre toute une série d'outils pour la diffusion de votre lettre sur les réseaux sociaux, la gestion des inscriptions et la mise à jour des profils des abonnés par les abonnés eux-mêmes à votre liste de diffusion.

Pour conclure : enfin un processus automatisé, accessible, centré sur l'utilisateur ou l'usagé du service - user centric - qui permet de se mettre en cohérence avec une pratique respectueuse de l'emailing. Quel autre meilleur moyen de démarrer une activité en laissant l'utilisateur maître de l'outil et en investissant un minimum de ressources ?



PS. Pour ne rien manquer, Mailchimp offre une plateforme de ressources sur les bonnes pratiques du métier d'email marketer. Plusieurs publications sont disponibles sur leur site et je vous invite à découvrir, ci-dessus, une vidéo au ton humoristique réalisée par la start-up.

PS2. Pour vous inscrire à notre liste de diffusion : http://eepurl.com/d0Jdv
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samedi 3 mars 2007

Le principe de Peter



Ce principe, assez amusant, de L.J. Peter et R. Hull s'appuie sur un courant scientifique de leur création : la Hiérarchicologie. Notre société, les administrations, les entreprises et même l'évolution de notre espèce sont vues à travers un même prisme : la hiérarchie. Ils constatent que chaque personne tend à s'élever dans cette hiérarchie. Selon le principe de Peter, chacun de nous évolue jusqu'à atteindre son niveau d'incompétence.
Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. 
Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité.
Derrière cet essai au ton satirique et parfois un peu redondant pose une critique plutôt bien construite de notre société. Loin d'être incompétent, nous cherchons à progresser. Cela implique de nouveaux apprentissages, de nouvelles responsabilités. Jusque là, tout va bien. Seulement, à un instant T et à une promotion I, propre à chacun, nous ne sommes plus en mesure d'assumer nos fonctions : nous avons atteint notre niveau d'incompétence. Plus les niveaux de hiérarchie et les membres sont nombreux plus le nombre d'incompétents s'étend. C'est qui gangrène nos sociétés et fait le malheur des Hommes.
Peter et Hull proposent de nombreuses méthodes pour réguler ce phénomène. Je vous laisse le plaisir de les découvrir dans l'ouvrage (cf. fin de billet). Pour clore ce bref résumé, je me laisse aller à une petite observation Peterienne. Il semblerait que les créateur de Google ai trouvé un moyen efficace de ralentir leurs salariés dans l'atteinte de leur niveau d'incompétence. Dans leur entreprise, l'accent est mis sur l'environnement de travail de leurs équipes. Salles de sport, restaurants, amusements, etc. font partie du quotidien de l'organisation. Cette technique permet aux salariés de déplacer leurs centres d'intérêts. Ils échappent ainsi à l'aspiration hiérarchique et restent à leur niveau de compétence. Ils vont même plus loin en couplant le principe de Peter avec la théorie de l’ordre spontané d’Hayek. Un questionnaire est fait passer aux salariés actuels pour définir les profils qui ont émergés dans leur organisation. Ils font passer les mêmes questionnaires au personnes qu'ils recrutent. C'est un algorithme qui définira, selon des critères autres que les compétences, l'éventuel recrutement. A méditer ;-)
Le Principe de Peter, de L.J. Peter et R. Hull
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