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samedi 14 mai 2011

Devenir un Email marketer "user centric"

Hormis quelques produits de consommation courante, rien n'est plus rapidement obsolète qu'une base de données de contacts. Et pourtant, il est nécessaire d'entretenir un dialogue privilégié avec les partenaires qui portent un intérêt à notre projet, les citoyens qui aiment partager nos informations relatives à la récupération des encombrants et à la réduction des déchets, d'identifier les porteurs de projet qui sont toujours engagés dans la création de Ressourcerie, etc.

La gestion manuelle des mises à jour de base de données est laborieuse ; l'utilisation de formulaires web et l'upload des feuilles de calculs dans les systèmes de gestion de listes de diffusion des prestataires de service web est relativement pénible et nécessite plusieurs manipulations avant chaque envoi.

C'est là qu'entre en jeu le chimpanzé déguisé en postier qui sert d'illustration à ce billet. Mailchimp comme de nombreux nouveaux services web répond à un besoin spécifique et développe un business model engageant qui promet d'accompagner l'éventuelle croissance de notre activité d'emailing tout en gérant notre problème de gestion de contacts.

Axé sur une tâche - l'envoi d'email à une liste de contact - MailChimp porte l'activité d'emailing au niveau fonctionnel de l'entreprise. Il permet la planification de campagnes, la définition d'objectifs, la mesure d'indicateurs, le test de format d'email sur des échantillons de la liste de diffusion et, le meilleur pour la fin : le service offre toute une série d'outils pour la diffusion de votre lettre sur les réseaux sociaux, la gestion des inscriptions et la mise à jour des profils des abonnés par les abonnés eux-mêmes à votre liste de diffusion.

Pour conclure : enfin un processus automatisé, accessible, centré sur l'utilisateur ou l'usagé du service - user centric - qui permet de se mettre en cohérence avec une pratique respectueuse de l'emailing. Quel autre meilleur moyen de démarrer une activité en laissant l'utilisateur maître de l'outil et en investissant un minimum de ressources ?



PS. Pour ne rien manquer, Mailchimp offre une plateforme de ressources sur les bonnes pratiques du métier d'email marketer. Plusieurs publications sont disponibles sur leur site et je vous invite à découvrir, ci-dessus, une vidéo au ton humoristique réalisée par la start-up.

PS2. Pour vous inscrire à notre liste de diffusion : http://eepurl.com/d0Jdv
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jeudi 6 mai 2010

J'aime les sudokus et les labyrinthes



Un bilan annuel est chiffré, une campagne est chiffrée, un objectif est chiffré. Il est difficile de passer à travers et ça n'est pas notre l'idée. Ces mesures permettent de donner des repères. Au coeur de notre système éducatif, nous apprenons à nous interroger sur la signification des chiffres, des tableaux et des statistiques. En prenant un peu de recul nous arrivons à la conclusion que chacun d'eux cache une vérité arrangée. Rien de nouveau jusque là. Je voulais juste traiter un petit cas pratique en communication : les campagnes de publicité.
L'impact d'une campagne de publicité est souvent mesuré en notoriété spontanée et en notoriété assistée. Un exemple : je vous demande de me donner le nom d'une compagnie d'assurance, vous me répondez assure-moi-à-vie : c'est de la notoriété spontanée. Autre cas : je vous demande si vous connaissez assure-moi-à-vie, vous me répondez que oui : c'est de la notoriété assistée.
Le problème c'est que la majorité des campagnes est évaluée en terme de notoriété, ce qui fini par amener les publicitaires à tourner autour de recettes primaires : trois notes qui résonnent en tête, un logo et des gens qui sourient, le tout diffusé tout azimut. Cela suffit à faire exploser les indicateurs de notoriété d'un post-test et à construire la campagne suivante avec les mêmes ingrédients - l'observation des publicités du secteur de l'assurance résument assez bien cette situation.
Toucher beaucoup de monde pour éventuellement les amener à se présenter dans une agence ou à signer un contrat suffit-il à justifier une cette pollution audiovisuelle ? Les valeurs associées  à la marque ou à l'organisation - l'image - n'en subissent-elles pas les conséquences ? Des campagnes porteuses de sens ne sont-elles pas plus efficaces ? Mais alors, dans quelles mesures les effectuer sans oublier des indicateurs comme l'image de la marque, l'image de l'institution, etc. 
Certains ont cependant fait ce choix en mettant en avant leurs valeurs (cf. la MACIF : la solidarité est une force). Il reste à attendre l'évaluation des investissements fait pour communiquer sur ces valeurs.  La solidarité est-elle une de vos valeurs ? Selon vous, quelle assurance revêt cette valeur ? et accessoirement : combien de signatures de contrat d'assurance ont suivi la campagne ?
J'aimerais conclure que lier des valeurs à nos actions permet de renforcer nos comportements, mais je n'ai pas cherché les évaluations de cette campagne ou les éventuelles recherches menées sur le sujet. Ce qui est certain, c'est que l'exposition du public à des messages porteurs de valeurs sont un des éléments qui donnent du sens au parcours usagers/clients.
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